Day 4 – Dead end : Ramathra Fort

3 juillet 2015

** ALEXANDRA **

Ouahou ! Quelle journée ! Première expérience des routes indiennes pour lesquelles le terme « Nid de poule » n’est pas adapté du tout du tout. « Cratère » serait plus juste.

Nous avons commencé la journée par la visite de Fatehpur Sikri, un fort en grès rouge, beau comme un camion. Blague à part, c’est un lieu que j’ai adoré, très complexe, mêlant verdure et grands espaces, entre chacune des pièces disposées sur le site. J’ai donc appris que ces coquins d’empereurs étaient de véritables fripons et qu’ils ne se lassaient pas de collectionner les concubines, parquées dans certaines ailes du Fort rien que pour elles. Fallait bien passer le temps et, à mon avis, vu la tronche des plans d’eau, sans eau, il valait mieux saisir chaque occasion de s’amuser avant qu’il ne soit trop tard.

Après cette belle visite, nous voilà partis pour 6 heures de route oui oui youpi. L’Inde et sa campagne se sont ouvertes à nous et on s’est bien éclaté…On a e peur que les pneus de la voiture fassent pareil, les petits coquins, mais non. Ils sont coriaces.

Arrivée en fanfare au Fort de Ramathra, contrée paumée au fin fond du Rajasthan, avec diner tout seul sur le sommet d’une des tours du fort, le lac Kalisil et ses alentours à nos pieds. « Jack, je vole » est la phrase qui m’est venue en premier. C’est à ce moment précis que je me suis dit qu’il fallait que j’arrête les références cinématographiques merdiques.

 

** PAUL **

Ce matin, un trajet de six heures nous attend pour rejoindre le fort de Ramathra, un paradis totalement paumé entre Agra et Jaipur.

En route, nous visitons un autre fort de grès rouge construit par le pépé du gars qui a fait le Taj Mahal. Absolument magnifique. Je laisse Alex raconter ; elle trouvera les mots.

Je peux par contre parler de l’autoroute indienne. Bon à savoir :

  • Deux fois deux voies mais le sens est un peu libre : la conduite est à gauche… ou pas.
  • Les vaches sur l’autoroute, c’est possible.
  • Les ralentisseurs aussi : ils peuvent étonner au début mais on s’habitue… ou pas.
  • Petit rappel sur la conduite indienne : la priorité va à celui qui a le plus gros klaxon. Grosso modo, c’est une conduite à l’oreille.
  • Il est permis de doubler à partir du moment où on le décide. Les autres s’adaptent.

Après l’autoroute, nous avons fait les cinquante derniers kilomètres en trois heures. Ravi, notre chauffeur, nous avait prévenus que la route était « comsi comsa ». Autant dire totalement défoncée. Le passage dans les villages est un ravissement. A mesure que nous nous éloignons de la ville, les gens sont plus souriants, les couleurs des saris partout dans les champs, les écoliers sur le bord de la route… J’adore !

Tout le monde nous salue. J’ai l’impression d’être la Reine d’Angleterre en voyage officiel.

Arrivés en fin d’après-midi au bout de la route (au sens propre) après une ascension ponctuée des cris d’Alex qui, franchement, sont justifiés, tant c’est impressionnant.

Je dresse le tableau : le palais d’Indiana Jones et le Temple Maudit, perdu au milieu de nulle part, perché en haut d’une montagne, un hôtel sans client, juste nous et un équipe adorable.

Le dîner nous attend en haut d’une tour avec une vue à 360°, une table seulement et nous deux autour. En plus des chants de paons et des oiseaux du coin, on a pu nous entendre ronronner de très loin.

 

Un commentaire

on Day 4 – Dead end : Ramathra Fort.
  1. Jasmine
    |

    Plein les yeux et le cœur. C’est beau!!!
    ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

  2. |

    Le code de la route Indien ça a l’air assez épique ! :p
    Blague à part, perché tout là haut vous avez du avoir un formidable panorama 🙂

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