Day 8 – En route pour Jodhpur
** ALEXANDRA **
Ce n’est sans une petite appréhension que l’on prit la route pour Jodhpur en ce mardi matin brumeux (Mousson ? Pas mousson ?). Les 5h30 de voyage annoncées ont été plutôt paisibles et studieuses (Gallimard, quand tu nous tiens). Pas trop de « Jumping & bumbing », pas grand monde non plus ; mes nerfs se détendent et je me surprends même à taper dans le dos de Morphée.
Arrivée à 14h à l’Umaid Bhawan à Jodhpur, hôtel et palais de Maharadja. Tous les « Wahou » et les « Oh Lala » du monde ne suffiraient pas à décrire notre émotion en posant le pied sur le tapis épais des marches du hall de ce monument historique. Accueillis au sens propre en fanfare, nous avons droit à un collier de fleurs et à la cérémonie du Bindi, très chouette. Swaroop, le Butler en chef, nous fait un petit topo sur le lieu et les horaires. Coupe de champ’ en main, direction notre chambre-suite, de la taille de notre appartement à Paris. Petit gâteau de « congratulations » et une foule d’attentions des plus adorables sont disséminés dans cet endroit unique. On aurait aimé arrêter le temps et rester beaucoup plus que 2 nuits.
Le soir, on a droit à un diner privé, typiquement indien, rien que tous les 2 (et notre Butler quasi toujours présent – légèrement oppressant le gars). La quinzaine de mets est un régal et les quelques couloirs qui nous séparent de notre chambre sont les bienvenus pour notre pauvre – mais heureux – estomac. C’est gavé comme des oies que s’achève donc cette journée grandiose et tape à l’œil.
** PAUL **
Ravi, notre chauffeur, fait un peu la gueule depuis qu’on a décliné son invitation de faire le tour des magasins qu’il nous conseillait. L’impitoyable chaine de commande indienne a même déclenché un appel de son boss qui lui a passé un savon pour usage abusif des partenariats d’apport d’affaire. Malgré nos efforts pour le rassurer, il a l’air très embêté puis qu’il se tape la tête du poing et parle tout seul en jouant plusieurs personnages visiblement puisqu’il utilise plusieurs intonations. Bref, Alexandra est persuadée que nous allons terminer en Samossa au pire, à pieds au mieux.
En tous cas, il fait du boudin et ce, malgré nos airs joviaux, nos tapes dans le dos, nos clins d’œil complices et nos « Thank you Ravi » à chaque virage réussi. La perspective de passer 6 heures avec lui nous inquiète donc un peu. Mauvaises langues que nous sommes. Tout se passe normalement sur l’autoroute, les vaches à contre sens et les dépassements à la Cowboy. Une nouveauté cependant : la notion d’autoroute couvre un large spectre de type de route ; de la 2×3 voies avec terre-plein central jusqu’au chemin vicinal défoncé. Ca simplifie le vocabulaire mais ça peut être déceptif…
L’arrivée à l’hôtel… non, au Palace… non, au Palais plutôt… se fait au son des trompettes. Vu le dispositif d’accueil, Alexandra et moi restons un bon moment dans la voiture pour vérifier que ce n’est pas une blague. C‘est tout simplement « jaw dropping » comme dirait l’autre. Je connaissais le lieu pour y avoir résidé en 2008 pour le boulot mais je ne me souvenais pas à quel point c’est incroyable. Alexandra a les genoux qui tremblent, je peux le voir au niveau du champagne dans son verre.
Je ne rentre pas dans la liste des surprises et attentions qui nous attendent dans notre chambre, je laisse les photos parler.
Ce qui est bien avec l’Umaid Bhawan c’est qu’on y réside mais qu’on y fait les visites également. C’est ce que nous faisons en fin d’après midi avec un tour complet des lieux (moins les appartements du Maharadja et de sa famille bien sûr). On est sur du 347 pièces quand même, ce qui fait une bonne visite. Le bâtiment a été construit pour donner du travail aux habitants de Jodhpur et de ses environs. Et c’est un disciple de Lutyens (encore lui) qui s’est occupé de la construction. Autant dire qu’on est dans un style bien anglais et délicieusement art-déco / arts&crafts.
Diner « Honey moon » dans une salle à manger privée avec une montagne de petits plats tous aussi spicy les uns que les autres. Comme nous avons déjà bu quasi deux bouteilles de champagne, l’estomac vide, c’est clairement éméchés que nous passons la soirée, d’autant plus qu’ils n’arrêtent pas de remplir nos verres. Je prends en main la musique, remplaçant la flute traversière indienne par du bon gros boom-tchac. Notre Butler enturbanné (adorable au demeurant et ami proche de tout le show biz mondial selon ses dires) et un peu inquiet mais reste souriant et renvoie d’un index autoritaire et britannique tous ses collègues qui passent un œil curieux à l’embrasure de la porte.
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Un commentaire
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Oh là là…. Quelle richesse! Quelle grandeur dans tous les sens du terme…… Des idées de salle de bain. Super!!!
Le retour au 85 m2 va faire tout bizarre!!
Vous êtes trop beaux tous les deux….presque des hindous…..
Mille bisous
Now THIS looks like the stuff honeymoons are made of: luxury, romance and good food!